Eine schöne Reise nach Kiel !

Eine schöne Reise nach Kiel !

Le 28 septembre 2025, nous avons eu la chance de participer à une mobilité individuelle en Allemagne, accueilli dans de différentes familles d’accueil pendant 3 semaines dans la ville de Kiel. Dont une semaine accompagnée de Mme Lasla, suivant ainsi leur programme de mobilité de groupe pour une semaine. 

Kiel est une très belle ville portuaire, très apaisante, située dans le Nord de l’Allemagne. 

 

Nous avons intégré une classe équivalente à une année de seconde et on s’est adaptées à leurs rythmes de vie.

Le Gymnasium est une école regroupant les collégiens et les lycéens, ce qui fait un très grand établissement.

Un cours dure 45 minutes et les élèves de la classe 10c avaient beaucoup d’autonomie et fournissent beaucoup de travail régulier. Ainsi, les professeurs organisaient souvent leurs cours de façon que les élèves puissent travailler en autonomie, par exemple : le professeur de mathématiques nous laissait faire les exercices dans les couloirs et les élèves étaient assez autonomes pour s’y mettre sur les travaux demandés. Et les travaux de groupes étaient très fréquents, ils ont notamment un cours dédié exprès pour des projets de classe (ex : l’utilisation du portable dans la salle de classe pour la 10c).

Pendant notre séjour, nous avons fait plein d’activités avec notre famille d’accueil. Nous sommes allées à un concert d’une chanteuse connue en Allemagne à Hambourg, et nous avons passé une journée au Danemark avec eux. Nous avons aussi fait des sorties en ville avec les filles de notre famille d’accueil, nous nous sommes beaucoup amusées et nous avons terminé notre séjour par une soirée pyjama à quatre.

Ce voyage nous a gravé beaucoup de souvenirs et nous avons fait de belles rencontres. Nous avons beaucoup progressé en compréhension orale en allemand mais également en anglais. 

Nous sommes devenues maintenant plus autonomes et nous sommes prêtes à partir pour d’autres aventures ! Et on aimerait remercier nôtre professeur d’allemand, Mme Lasla, pour tout cela, ainsi que le programme d’échange ERASMUS+ et le Lycée, pour nous autoriser ce voyage ! 

Zhuolan CHEN et Sophia KUMAR, TG2

Les étudiants de BTS Communication découvrent le monde des agences lors de la JAO !

Les étudiants de BTS Communication découvrent le monde des agences lors de la JAO !

Nos classes de C1 et CP1 ont eu l’opportunité de participer à la journée portes ouvertes des agences Publicis et Dentsu. À cette occasion, nous avons pu rencontrer des professionnels issus de différents domaines de la communication, que ce soit lors d’échanges directs ou à travers leurs conférences.

Le Publicis Groupe est un acteur majeur de la communication mondiale, organisé autour de trois grands pôles : la création, le média et la transformation digitale. Son fonctionnement repose sur des équipes intégrées capables d’accompagner les marques à chaque étape, de la conception des campagnes à leur diffusion. Porté par la philosophie de “la différence”, initiée par Maurice Lévy, le groupe valorise la diversité, la créativité et l’innovation. Il se distingue également par ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale, notamment dans l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle. À travers ses campagnes, comme celle réalisée pour AXA en faveur des femmes victimes de violences, Publicis démontre que la communication peut être à la fois un levier de performance pour les marques et un outil d’impact positif sur la société.

 

Pour célébrer ses 100 ans, le Publicis Groupe a relevé un défi créatif ambitieux : retracer un siècle de publicité et d’innovation à travers un film. Le parti pris a été de s’appuyer sur la figure symbolique du lion, emblème cher à son fondateur Marcel Bleustein-Blanchet, afin de raconter cette histoire sous forme d’une véritable épopée. Inspiré de faits réels, le film adopte une narration presque contée, mettant en scène les moments clés du groupe, entre succès, crises et renaissances, pour illustrer une idée centrale : la résilience, car « un lion n’abandonne jamais ».

L’enjeu était également d’éviter une vision trop nostalgique en ancrant ce récit dans la modernité. Pour cela, le film combine tournage réel, 3D et intelligence artificielle, offrant une production hybride innovante. Ce mélange de technologies a permis de recréer différentes époques, tout en conservant une forte dimension émotionnelle grâce au jeu des acteurs. Ce projet illustre ainsi l’évolution des métiers de la communication, où créativité et innovation technologique se rencontrent pour raconter des histoires toujours plus immersives.

L’Art de la Communication Santé : Sensibiliser par la Créativité

La communication santé ne se contente plus d’informer : elle doit marquer les esprits pour sauver des vies. Entre expertise scientifique et audace créative, les équipes de Publicis Santé (France et Global) transforment des enjeux médicaux complexes en campagnes d’impact.

Trois combats, trois approches :

  • Migraine Sévère (L’Invisible) : En réunissant patients, neurologues et artistes calligraphes, l’agence a donné un visage à la douleur. Une œuvre d’art devient ici un manifeste pour sortir les patients de l’ombre et les guider vers de nouvelles solutions de soins.
  • Maladie Rénale (Le Silence) : Pour l’association Renaloo, l’enjeu était le dépistage précoce. En utilisant l’analogie frappante des accidents de la route (le rein tuant davantage que la route), la campagne a mobilisé jusqu’au Ministère de la Santé pour sensibiliser 6 millions de Français.
  • HPV (La Prévention) : Pour toucher les 18-26 ans sur TikTok et Snapchat, l’agence a brisé les codes « ennuyeux » de la santé. Des films rythmés et modernes rappellent que le virus concerne tout le monde (8 personnes sur   10), incitant à une vaccination remboursée et nécessaire.

 

Chez Dentsu 

L’Essence de la Communication : Créativité & Comportement

La communication n’est pas de l’art, c’est une réponse stratégique pour changer les comportements. Dans un monde saturé de marques, l’expert nous livre 5 règles d’or:

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  1. Le Brief est sacré : Sans consigne claire, pas de résultat. Ne travaillez jamais sur un flou ; challengez le client comme on lit un mode d’emploi.
  2. La Différence ou l’Oubli : Avec 10 000 marques croisées par jour, si vous ne surprenez pas, vous êtes invisible. Évitez le « Washing » (discours creux) pour créer une vraie préférence.
  3. L’Intelligence s’amuse : La data et l’IA sont des outils d’exécution, mais seule la créativité humaine permet de « sortir du cadre » (le test des 4 points).
  4. Vendre le « Why », pas le produit : Le consommateur n’achète plus un objet, mais une valeur. L’exemple de Nike (Kaepernick) prouve qu’une marque doit oser prendre position, quitte à diviser.
  5. La Curiosité comme moteur : Pour recruter des hackers (Armée de Terre), il a fallu « pirater » la pub. La solution n’est jamais dans la routine, mais dans l’observation fine de l’autre.

L’IA chez Dentsu : Augmenter l’Humain, Piloter l’Innovation

Pour Pascal Dior, l’Intelligence Artificielle n’est pas une simple mode technologique, mais un levier de transformation opérationnelle qui doit être porté par le leadership pour infuser toute l’entreprise.

Le Paradoxe des Dirigeants

Les chiffres montrent une déconnexion :

  • 70 % des leaders pensent que l’IA va perturber leur secteur.

Mais seuls 20 % s’estiment réellement prêts.

  • Le frein n’est pas la technologie (déjà mature), mais l’humain : manque de compréhension, de temps et de ressources.

La Stratégie Dentsu : « Deploy, Adapt, Innovate »

Dentsu repose sa transformation sur trois piliers fondamentaux :

  • Déployer : Ne laisser personne de côté. L’IA concerne tous les métiers (finance, juridique, RH, conseil), pas seulement les experts techniques.
  • Adapter : Intégrer l’IA dans le flux de travail quotidien via des partenariats (Microsoft Copilot) et des outils sur mesure développés en interne.

Innover : Créer de la valeur ajoutée pour les clients en proposant des solutions impossibles à réaliser avant l’IA.

  • L’IA exécute les tâches chronophages et répétitives.
  • L’humain récupère ce temps pour se dédier au conseil, à l’intelligence stratégique et à la relation client.

« Ce ne sont pas les machines qui vont nous remplacer, ce sont les humains qui savent s’en servir. »

 Une Gouvernance Collaborative

Pour rendre l’IA concrète, Dentsu a mis en place une Task Force pluridisciplinaire :

  • Des collaborateurs de chaque pôle (Conseil, Finance, RH) identifient leurs propres points de friction.
  • L’agence développe ensuite des solutions spécifiques pour répondre à ces besoins réels.

 

Article rédigé par Lucy Deves Kluj et Kyara Ndouniama

Journée à l’imprimerie Malesherbes avec les étudiants de BTS Com !

Journée à l’imprimerie Malesherbes avec les étudiants de BTS Com !

Le 3 février, les étudiants de BTS Communication ainsi que la classe Passerelle ont visité le musée de l’imprimerie à Malesherbes. Cette sortie pédagogique nous a permis de découvrir les techniques utilisées autrefois pour fabriquer des livres , bien avant l ‘arrivée des ordinateurs et de l’impression numérique.

La typographie : 

Les groupes ont utilisé des caractères mobiles en plomb (Ce sont des petites lettres en métal qu’on range les unes à côté des autres pour former des mots ),  pour écrire des phrases et ils ont pu les imprimer eux-mêmes, les mettant ainsi à la place de l’imprimeur.

Photos :  Exemples d’impressions typographiques réalisées avec des caractères mobiles en plomb.

La visite : 

Enfin, les étudiants ont pu découvrir plus en détails les machines du musée et leurs histoires. Ils ont également découvert le fonctionnement d’anciennes machines. 

Cette visite a permis aux élèves de mieux comprendre l’histoire de l’imprimerie et les techniques utilisées pour produire des livres et des magazines. Une expérience intéressante  qui nous a fait découvrir les origines des métiers de la communication et de l’imprimerie.

 

Le pliage : 

Un professionnel nous a expliqué les différentes reliures, les plus communes sont le dos carré collé plus utilisé pour les livres et la reliure agrafée, utilisée pour les magazines par exemple. On a ensuite fait une activité sur le pliage d’un petit livre en papier. Pour faire un magazine, on n’imprime pas les pages une par une. On imprime une très grande feuille avec plein de pages dessus.

Ensuite, on la plie dans un sens précis pour que les numéros des pages se suivent (1, 2, 3..).

Il y a des petits traits sur les bords de la feuille pour savoir où couper et où plier:

Article rédigé par Eden et Kiviga, BTS Com C1

Restitution théâtrale des ST2S et BTS Communication 1ère année

Restitution théâtrale des ST2S et BTS Communication 1ère année

Le 27 mars 2026, la classe de BTS C1, la classe de ST2S  du lycée Jacques Brel et deux autres classes du lycée François Rabelais ont participé à une pièce de théâtre qui se prénomme « Bizarres » au Théâtre de la Commune à Aubervilliers.

Cette pièce de théâtre était scindé en quatre parties, et la classe de ST2S a joué l’acte II de la pièce et la classe de BTS C1 a joué le dernier acte de la pièce. Le fil conducteur de la pièce était de trouver une place pour nos idées revendicatrices,  être soi-même dans la société, une pièce qui nous permet de ne pas se sentir jugé. 

Ce spectacle a été réalisé en 5 ateliers de janvier jusqu’à mars au lycée, puis au théâtre pour tâter le terrain quelques jours avant la pièce et faire les dernières modifications. Les étudiants ont pu assister à la pièce de l’incandescente le 18 février 2026, c’est ce qui a été une source d’inspiration pour créer cette pièce de théâtre ensemble.

Durant ces cinq ateliers, les étudiants ont participé à des exercices d’écriture qui ont permis de donner le fil rouge de la pièce. Chaque étudiant devait partager un endroit qu’il affectionne et ce qui le touche dans ce monde.

« Cette expérience a été enrichissante pour la classe et pour ceux qui ne sont pas à l’aise devant le public et qui ont sû se dépasser. Les étudiants ont pu partager les idées qui leur tenaient à coeur et qui sont parfois difficiles à exprimer « !

Un grand merci à l’intervenante Kainana, Madame Bastin (Professeure des Cultures de la Communication) et au Théâtre de la Commune qui leur a donné une opportunité de réaliser une pièce de théâtre enrichissante et impactante au vu des sujets évoqués.

Article réalisé par Kévin et Jérémie, BTS C1

La plus grande imprimerie du monde se trouve à Malesherbes ! Comment votre smartphone est l’ennemi de la pensée ?

La plus grande imprimerie du monde se trouve à Malesherbes ! Comment votre smartphone est l’ennemi de la pensée ?

Pourquoi votre smartphone est l’ennemi de la pensée (et comment un vieux morceau de plomb peut vous sauver)

PAR TASNIM TLILI et ESTHER KASSI, BTS Com C1

À l’heure où l’ia génère des millions de mots à la seconde, où nos écrans saturent nos cerveaux d’information volatiles, nous avons fais la rencontre de la fonte, de l’huile chauffée et du plomb. Au musée de l’imprimerie de Malesherbes (l’AMI), nous avons découvert que nous avons troqué notre profondeur intellectuelle contre la vitesse du clic. Et si le salut de notre attention résidait dans le retour au lent et à l’odeur de l’encre ?

De la plume d’oie au pressoir à vins

Avant que les machines ne fassent trembler les murs des usines, le savoir était une affaire de patience et de silence. Notre guide nous l’a bien rappelé qu’avant Gutenberg, le livre était l’œuvre des moines copistes. Enfermés dans leurs scriptoriums, ils recopiaient chaque lettre à la main, à la plume, pendant des mois, voire des années. Un travail d’orfèvre si coûteux qu’un seul manuscrit pouvait valoir le prix d’une maison. Le livre était un objet de prestige uniquement réservé aux élites. C’est contre ceci que Gutenberg a lutté en adaptant un simple pressoir à vin pour extraire non plus du jus de raisin, mais de la connaissance.

L’illusion de la facilité

Nous vivons aujourd’hui dans la troisième révolution de la communication : le numérique. Mais l’AMI nous fait revivre l’industrialisation. On y découvre les “ours”, des ouvriers à la force herculéenne qui ancraient le texte à la main, et les “margeurs” des enfants puis des femmes qui nourrissaient ces monstres mécaniques de la révolution industrielle. À l’époque, imprimer était une chose assez physique. Il fallait savoir dompter la machine.

Activité pratique: composition de typographie

Un moment incroyable de la visite ? Passer de spectateur à acteur. En deux groupe, nous avons dû composer une phrase célèbre de Mallarmé “Un coup de dés jamais n’abolira le hasard” À l’ère du correcteur automatique qui lisse nos pensées, chercher chaque lettre une par une dans une casse, les disposer à l’envers dans un composteur, puis les serrer dans une forme redonne de la vie aux mots: nous avions oublié l’accent aiguë du mot dés ! Ensuite, quand on passe l’énorme rouleau sur la feuille A4 pour voir apparaître le noir profond de l’encre, tout le monde est ébahi. Et ce n’est pas un PDF sur un écran, c’est une trace indélébile. Et notre erreur de syntaxe est devenue le symbole de notre visite.

La perte du relief

Au musée, nous avons appris à couper des feuilles de livres collés  avec un instrument ancien*, à comprendre la structure d’un cahier de 16 ou 32 pages, à observer l’incrustation délicate de la feuille d’or sur une reliure. On réalise alors qu’un livre n’est pas qu’un “contenu” mais une réelle architecture. Parce qu’en  perdant le contact avec l’objet physique nous perdons le respect pour le temps nécessaire à la construction d’une belle idée.

Le sanctuaire du livre

La visite ne sait pas achevée de si tôt. Nous avons franchi le seuil d’une dernière pièce froide et immense et où le temps semblait se figer. Là,  dorment des milliers d’ouvrages originaux. Des colonnes de livres qui s’étendaient en long et en large et pour qui certains n’ont pas été touchés depuis des décennies. C’était bluffant à en couper le souffle (ce qui fut le cas pour mon groupe du moins) et c’est là que tout le monde s’est rejoint, dans un silence dédié à la connaissance.

Une solution : Le “Slow Media”

Il ne s’agit pas de brûler nos ordinateur (car nous écrivons actuellement avec celui-là) mais de réintroduire de la matérialité dans nos vies complètement saturées. L’actualité nous presse, les réseaux sociaux nous divisent et l’IA nous noie et nous absorbe. Cette visite m’a permis de comprendre que le musée de l’imprimerie propose une solution radicale: se déconnecter par l’effort.

Apprendre comment nous cousons les pages, comment nous fabriquons la reliure d’un livre, c’est reprendre le pouvoir sur l’outil en quelque sorte. C’est comprendre que la liberté de la presse, dont nous jouissons aujourd’hui, a été forgée dans la sueurs des imprimantes du XVIIIe, celles-là mêmes qui ont sorti l’Encyclopédie de Diderot sur des presses en bois capricieuses.

Conclusion

La prochaine fois que vous lirez un livre ou un article sur votre téléphone, souvenez vous du “de des” de Mallarmé. Souvenez vous qu’une pensée pour avoir de la valeur doit parfois être difficile à produire. Ce que nous avons réussi à comprendre de cette sortie c’est que le musée de l’imprimerie n’est pas comme on peut encore le penser un cimetière de vieilles machines, mais un sanctuaire de la pensée patiente.

Essayons de sortir de cette tyrannie de flux permanent et reprenons le caractère en main. Car au fond un coup de dés n’abolira peut-être jamais le hasard mais un beau livre, lui, restera toujours une victoire contre le néant du numérique !

Le saviez-vous ?

90: C’est le nombre de caractères différents nécessaires pour composer en français (accents compris), contre une quarantaine de milliers en chinois.

L’encre à l’ancienne: Contrairement à nos imprimantes modernes, l’encre d’autrefois était si épaisse qu’il fallait parfois la chauffer pour qu’elle devienne fluide.

La photo des mécontents: Le musée expose une photo montrant les ouvriers d’une usine posant devant leur toute première machine rotative. Notre guide raconte que la direction a obligé tout le monde à être présent pour l’image, même ceux qui ne travaillaient pas ce jour là. On peut s’amuser à repérer sur le cliché ceux qui sourient de fierté et ceux qui tirent ouvertement la tronche d’avoir dû se déplacer pour rien !

Note pour l’éditeur: je tiens à votre disposition un cliché haute résolution illustrant une forme typographique authentique (une composition de plomb et gravure sur bois. Une lecture en miroir compliquée.